Nadine : Sabine, aujourd’hui, te voilà sous les feux des projecteurs. Es-tu prête à satisfaire la légitime curiosité de tes lectrices et lecteurs ?

Sabine BOLZAN : Je suis là pour ça.

 

Nadine : tout d’abord, à toi de te présenter d’une façon originale. Âge, passions, rêves, etc…

Sabine BOLZAN : On dit de moi que j’ai toujours « une cuillère en bois dans une main, un stylo dans l’autre ». Dans cette phrase, on comprend vite quelles sont mes deux passions dans la vie : l’écriture et la cuisine. A celles-ci, j’ajouterai la décoration, le besoin d’être dans la nature, de fouler la terre pieds nus, d’être entourée de ma famille, de mes amis et de… mes animaux. Actuellement, j’ai un gros chien, 5 chats et 4 poules mais je n’ai pas dit mon dernier mot. J’ai eu jusqu’à 3 chiens, 5 chats, 8 poules, 4 cochons nains et deux chèvres. Une petite ferme en quelque sorte, comme celle à laquelle j’aspirais quand j’étais enfant. Je n’ai pas de rêve précis si ce n’est d’avoir la chance de pouvoir conserver ce que j’ai déjà acquis.

Mon âge ? Deux fois vingt-cinq ans, éternellement jeune en fait.

 

Nadine : Quelle est la raison pour laquelle tu t’es lancée dans l’écriture ?… Attention, pas de clichés.

Sabine BOLZAN : Houlà, ça va être dur de faire sans clichés. En effet, l’écriture, je suis tombée dedans quand j’ai dû faire face à l’adolescente pénible et perturbée que j’étais devenue. Les mots ne sortaient pas verbalement. Alors, peu à peu, je les ai posés sur une feuille. Tous ces écrits, je les ai conservés. Ils m’aident aujourd’hui à me souvenir et ainsi à mieux comprendre les phases compliquées qu’affronte ma troisième fille.

À dix-sept ans, j’ai écrit un premier manuscrit (que j’ai toujours). Ce manuscrit, j’avais demandé à une personne très proche de moi de le lire afin de me donner son avis, et qui m’a répondu qu’elle ne me lirait que le jour où mon roman serait en vitrine chez Mollat (la plus grande librairie de Bordeaux).

Cette remarque m’a paralysée pendant vingt-trois ans. À part quelques cartes postales et des courriers administratifs, je n’ai plus rien écrit. Puis, j’ai ouvert un blog de cuisine afin de partager au début mes recettes avec mes copines. Peu à peu, j’ai retrouvé l’envie d’écrire et je me suis mise à raconter une histoire autour des recettes. Ensuite, le propriétaire d’un magazine bordelais m’a donné ma chance et j’ai pu ainsi rédiger plusieurs rubriques tout en coordonnant la rédaction de trois magazines.

À 44 ans, je saturais. Je courrais partout, jonglant entre mes articles, les réunions rédactionnelles, les chantiers déco (oui, j’étais décoratrice aussi !), mes trois filles et tout le reste…J’ai fait un burnout et j’ai tout arrêté. Après une pause d’un an, l’envie d’écrire un roman m’a prise au dépourvu. C’est ainsi que l’Empreinte de la Chair, tome 1, Justine, est née. Un an d’écriture, un contrat signé avec une maison d’édition, quelques corrections plus tard, et le livre paraît en novembre 2018. J’étais si fière !…

Aujourd’hui, près de trois après mon premier livre, trois autres ouvrages sont parus : Titi et Maman de A à Z (un livre jeunesse écrit à 4 mains avec ma fille Fanny), L’Empreinte de la Chair, tome 2, Justin et enfin mon petit dernier Des Guimauves sur le Chocolat Chaud.

 

Nadine : Si tu n’avais pas écrit, qu’aurais-tu aimé faire ?

Sabine BOLZAN : Comme je ne vis pas de mon écriture, je fais à côté ce que j’aime faire. Donc, je suis comblée. Dans tous les cas, il me serait impossible de ne plus écrire même s’il m’arrive parfois de passer par des périodes de déserts créatifs. A partir de 2022, je me lance dans le coaching en écriture et je deviens aussi « prêteuse de mots ».

 

Nadine : Quel est le livre que tu aurais plus que tout aimé écrire toi-même ?

Sabine BOLZAN : Aucun car cela serait prétentieux de ma part de m’en attribuer la capacité. Je souhaite juste que l’imagination ne me quitte jamais et que je puisse encore et toujours écrire.

 

Nadine : Quel est le film qui t’a marquée à vie ?

Sabine BOLZAN : Angel Heart. La scène où De Niro gobe l’œuf !

 

Nadine : Quand sais-tu que tu peux écrire le mot FIN ?

Sabine BOLZAN : Quand il me semble avoir tout dit mais pas assez

 

Nadine : Dans ton dernier livre, quel personnage pourrait se plaindre de la vie que tu lui as inventée ? Et à l’inverse, lequel pourrait te remercier ?

Sabine BOLZAN : Question compliquée. Chacun de mes personnages est ce qu’il est grâce ou à cause de la vie que je lui ai inventée. En plus, tu sais ce que disent les auteurs « ce sont les personnages qui viennent à moi et me racontent leurs histoires ». Donc, même si je le voulais, je ne pourrai rien changer.

 

Nadine : Comment choisis-tu le lieu où se déroule l’histoire de ton roman ?

Sabine BOLZAN : Je dis toujours que je choisis un lieu qui m’est familier afin de créer un univers réel dans lequel le lecteur peut, dès les premières pages, se projeter.

 

Nadine : Dans tes romans, est-ce que tu penses que les dialogues sont indispensables ? Et si non, peux-tu développer ?

Sabine BOLZAN : Je pense qu’en effet les dialogues sont indispensables afin de donner vraiment vie aux personnages, de les rendre palpables, de cerner leur personnalité…

 

Nadine : Es-tu satisfaite et sereine lorsque tu poses le mot FIN ? Ou bien est-ce que tu trembles de peur ?

Sabine BOLZAN : J’ai la frousse !… Au moment où j’envoie le manuscrit à mon éditrice, je croise à la fois les doigts des mains et des pieds. Je suis alors en apnée jusqu’à sa réponse.

 

Nadine : Comment écris-tu une dédicace ? Toujours personnelle ou bien basique ? Ou avec un petit dessin ?…

Sabine BOLZAN : J’ai des mots clés que je veux absolument mettre dans ma dédicace. Ensuite, j’adapte en fonction du feeling, du contact, de la discussion… Pour Des Guimauves sur le Chocolat Chaud, je sors mes petits stylos feutre et dessinent des jolis cœurs colorés… Mon côté romantique .

 

Nadine : Merci pour tes réponses pleines de sincérité. Je te souhaite un très beau succès pour ton prochain roman. Et à présent, si ça te fait plaisir, tu peux à ton tour satisfaire ta curiosité et nous poser des questions, soit à moi, soit à Julie Bossuat ou Adonia Catala. Qu’aimerais-tu savoir de notre trio ?

Sabine BOLZAN : Comment votre trio s’est-il formé ? Merci à vous trois pour votre dynamisme qui nous permet de nous raconter auprès de vos abonnés.

 

Nadine Doyelle : Pour répondre à ta question sur la formation de notre trio ! Cela, c’est fait naturellement, Adonia m’a contactée par message, me demandant si cela m’intéressait de venir les aider à gérer le groupe. J’ai posé une ou deux questions, puis c’était parti pour une nouvelle et belle aventure et surtout une amitié exceptionnelle avec Adonia et Julie que je remercie du fond du cœur pour tout ce qu’elles m’apportent, mais aussi tous les membres du groupe qui sont extraordinaires. Grâce à eux le groupe est super convivial. Je vous adore tous.

 

Adonia Catala : En fait, Sabine, chacune de nous trois, sans nous concerter, s’est dédiée tout naturellement à un rôle particulier dans la vie de notre groupe. C’est Nadine seule qui a eu l’idée de ces interviews pour permettre aux lecteurs et lectrices d’entrer dans la vie des auteurs afin de mieux connaître la personne derrière le livre. Nadine s’implique avec grande énergie et générosité dans des actions de promotions des auteurs, c’est son talent, entre autres, bien sûr.

Julie, elle, anime chaque semaine des tas d’échanges d’idées de romans, incitant les membres à élargir leurs thèmes préférés de lectures, ce qui est responsable de « Piles à Lire » qui montent, qui montent… et dont on se demande si on viendra un jour à bout.

Et tout ça, je le répète, sans même nous être concertées ! Notre diversité, notre complémentarité fait la richesse de Ces Si Belles Lectures. Le fait est que, quand j’ai fondé ce groupe, j’ai eu une chance extraordinaire que ces deux adorables copines acceptent de participer à l’aventure malgré leur vie déjà bien remplie, car bien s’occuper de notre groupe demande pas mal d’implication, beaucoup de travail mine de rien.

Sabine, merci d’avoir répondu si gentiment à cette interview. À bientôt de te lire.

 

Julie Bossuat : Coucou Sabine,

Notre trio est venu naturellement, peut-être comme une évidence ! Je ne remercierai jamais assez Adonia de m’avoir proposé un jour de faire partie de cette belle aventure et d’être à ses côtés dans « Ces si belles lectures ».

Puis, j’ai fait la connaissance de Nadine qui apporte également beaucoup dans le groupe, c’est un bonheur de l’avoir à nos côtés et elle me fait parfois rire aussi… oups, je crois qu’elle ne le savait pas (clin d’œil). Nous nous complétons, nous échangeons beaucoup aussi ! De simples échanges aux confidences… une amitié est née entre nous trois. Et, je crois, que notre belle complicité se ressent dans le groupe. Notre objectif principal est que les membres se sentent libres, bien.

À bientôt Sabine, merci pour votre interview et au plaisir de vous lire.