Du premier mot au roman

Publié le 25 Mai 2020

Sabine Bolzan auteure, l'Empreinte de la Chair, Titi et Maman, Les éditions du Loir, thriller, jeunesse

Je ne me souviens plus du jour où, pour la première fois, j'ai noirci une page de mots. En dehors bien entendu des lignes d'écriture et des mini-rédactions, des séances d'orthographe et de grammaire.

Je parle de mes mots à moi. Ceux qui essaient de décrire une émotion, un moment intense, triste ou heureux. Ces quelques mots maladroits qui, rassemblés, se voulaient ressembler à un poème. 

Ces premiers poèmes que j'écrivais à ma maman. Et qui, avec tout l'amour maternel, applaudissait à la lecture de mes essais littéraires...Quand j'écris "essais", je veux bien entendu dire "tentatives". J'espère que vous ne pensiez pas à autre chose du style Les essais de Montaigne (ah,ah,ah!)

Et puis, il y a eu l'été 1986 pendant lequel je m'enfermais et écrivais ma première histoire d'adolescents. Vous me croirez si je vous disais que je l'ai toujours?

En revanche, je ne l'ai jamais relue. Même avec indulgence, je pense que je me couvrirais de honte.

Ensuite, il y a eu l'été 1988...Le roman s'appelait Apocalypse d'une vie. Comment à 17 ans peut-on parler d'apocalypse? Parce que déjà j'avais besoin d’expulser ce qui me rongeait.

Ce livre a été l'écriture de trop. Douloureuse et destructrice, elle a complètement brisé le lien que j'avais avec les mots.

Je n'ai plus jamais écrit une ligne.

Sabine Bolzan auteure, l'Empreinte de la Chair, Titi et Maman, Les éditions du Loir, thriller, jeunesse

 

Jusqu'à ce jour, il y a une petite dizaine d'années, où mes amies m'ont demandé de rédiger un blog ( ici) afin qu'elles puissent y puiser mes recettes de cuisine. J'ai alors renoué avec l'écriture, toute simple au début mais bon sang comme cela faisait du bien!

Je me suis rendue compte combien les mots manuscrits m'avaient manqué.

Fin 2010, j'ai commencé à travailler pour le magazine Bordeaux Madame. De rubriques en rubriques, de responsabilité en responsabilité, je me suis retrouvée à écrire plus de 25 pages et à coordonner la rédaction. Nous avons également créé Bordeaux Madame Maison.

Et, un jour, Justine Edison, m'est apparue. Son histoire arrivait par bribes à mon cerveau. Elle devenait une obsession. J'ai commencé à poser des phrases, puis des descriptions et petit à petit j'avais sous les yeux les prémisses d'un manuscrit.

Sabine Bolzan auteure, l'Empreinte de la Chair, Titi et Maman, Les éditions du Loir, thriller, jeunesse

 

Je n'aurais pas pu aller au bout de ce roman sans le soutien de mes quatre merveilleux trésors, de ma famille, de mes amis, de ces différentes rencontres dans le milieu de l'édition, des auteurs...

A chaque fois que je baissais les bras, que ma motivation disparaissait, que renoncer semblait plus facile que de me battre, vous étiez là.

Alors merci.

Sabine Bolzan auteure, l'Empreinte de la Chair, Titi et Maman, Les éditions du Loir, thriller, jeunesse

 

Rédigé par Sam

Publié dans #L'auteure

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